La fin de Farkhod Rakhimzoda a été annoncée derrière les barreaux, moins d’un an après sa condamnation pour un double meurtre qui avait bouleversé la Russie. Cet ancien combattant de MMA, surnommé « Tiger Eyes », avait écopé de 23 ans de prison pour la mort d’une mère de 39 ans et de sa fille de cinq ans.
Écouter l'article – voix de synthèse de votre appareil
Âgé de 33 ans, Rakhimzoda avait été condamné en octobre 2025 pour avoir tué Olga Yaroslavtseva et son enfant dans le but de leur dérober de l’argent, un véhicule et un téléphone. D’après les informations relayées par plusieurs médias, son décès en détention aurait récemment été confirmé par la presse russe. Les circonstances exactes de sa mort n’ont toutefois pas été précisées dans les éléments disponibles.
Ancien poids plume sur le circuit russe, Rakhimzoda affichait un bilan de quatre victoires en dix combats répertoriés. En parallèle de sa carrière sportive, il travaillait comme chauffeur de taxi. C’est dans ce cadre qu’il aurait rencontré Olga Yaroslavtseva. Après avoir appris que cette dernière avait hérité d’une somme importante, il aurait organisé une rencontre avant de conduire la mère et sa fille dans un endroit isolé. Les deux victimes ont ensuite été assassinées, selon les faits retenus dans cette affaire judiciaire.
Le butin emporté aurait atteint 5,5 millions de roubles, soit un montant estimé à un peu moins de 50 000 euros. Après les faits, le condamné aurait également trompé des proches des victimes en leur affirmant que la mère et l’enfant dormaient.
Une fuite qui s’est terminée à la frontière
Alors que les enquêteurs le recherchaient, Rakhimzoda aurait tenté de quitter le territoire russe. Il aurait même prétendu auprès de sa belle-mère avoir agi en état de légitime défense. Il lui aurait remis des liasses de billets, officiellement destinées à aider son épouse à obtenir un prêt immobilier. Mais celle-ci aurait finalement transmis l’argent à la police.
Le suspect avait été arrêté cinq jours après les meurtres, à la frontière entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Marié et père de deux enfants au moment des faits, il avait ensuite divorcé avant sa mort présumée.
Rakhimzoda n’avait jamais reconnu sa culpabilité, affirmant que les décès étaient accidentels. Son décès en prison, s’il est confirmé dans ses circonstances exactes, refermerait un nouveau chapitre de cette affaire particulièrement tragique.


